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 La jeune fille de la fenêtre [.ft Miria]

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Zora
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MessageSujet: La jeune fille de la fenêtre [.ft Miria]   Jeu 24 Mar - 13:42

C’était grand. Graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaand. Mais si graaaaaaaaaaand, bon sang ! Pourtant, il me semblait y être déjà allé et pour des raisons logiques, je connaissais forcément Bourg Cloché. Certainement pas en entier mais je ne m’étais pas souvenu que c’était un monstre de pierre et de bois dont l’entrée ressemblait à une bouche voulant m’avaler tout cru… Bon, récapitulons… Le Professeur Mizumi, mon maître et obligé, trouvait que la théorie visant à changer mon environnement pouvait être intéressante mais sans m’y risquer petit à petit, avoir des résultats serait impossible. Et puis, j’étais adulte, je devais être capable de pouvoir y arriver les doigts dans les ouïes ! Non, ça ferait mal… Et si mon maître avait besoin de quelque chose ici sans que je sache m’orienter et qu’il ne me le demandait jamais par gentillesse et charité ? Abattu par cette éventualité, je me mets à genoux devant l’entrée, le visage entre les mains, les larmes prêtes à ruisseler mais je tins bon. Il le fallait. Non, pas de ça en public ! J’ai ma dignité ! Enfin…ce qu’il en reste.

De plus en plus, j’entendis le cliquettement de mailles et de plaques d’acier s’approcher de moi et j’écartais deux doigts pour laisser un de mes yeux voir la scène. Un soldat à la moustache virile et à l’air inquiet allait poser sa main sur mon épaule et je ne trouvais rien de mieux que de demander s’il allait bien. Enfin…c’est vrai… Tout ce qui porte une moustache devrait sourire ! Moi, ça me ferait sourire ! Logique de Zora, on va dire.

- Euh…j’allais vous poser la même question, en fait. Vous pouvez vous lever, sire ?

Je le regardai l’air dubitatif, clignant mes yeux d’incompréhension que seul un Zora est capable. Encore aujourd’hui, j’ai dû mal à me souvenir clairement de la scène mais je fais ce que je peux. Pour prouver que tout va bien, je me mis debout et tournai sur moi. Pas de soucis d’équilibre, mes muscles répondaient bien.

- Vous voyez ? Impeccable !
- Vous étiez à genoux en train de paniquer, sire.
- …ah ? Vraiment ? Je ne cherchais pas quelque chose par terre ?
- Non.
- Je ne me grattais pas le pied palmé ?
- Non.
- Vous êtes positivement sûr que je ne cherchais pas quelque chose par terre ? Car j’ai tendance à…
- NON, SIRE ! MAINTENANT, LAISSEZ PASSER LA CHARRETTE DE LIVRAISON !


J’eus un soudain réflexe de défense, couvrant juste la tête et là, ses mots vinrent enfin me percuter. Je jetai un coup d’œil, prudent tout de même, et oui, en face de moi, une charrette de lait avec un conducteur impatient attendait que je m’écarte de son chemin, ce que je fis avec le sourire en lui souhaitant bonne route.

Ayant oublié ma peur de Bourg Cloché, je suppose, je m’engageai dans le quartier animé en cette belle matinée. Si occupés mais en même temps si tranquilles… J’aurais tellement voulu que notre civilisation vive ainsi, sans peur d’être persécutés, volés ou pire. Ah, il ne fallait pas non plus désespérer. Tant que la vie persistait même avec une unique étincelle, il y avait de l’espoir pour des jours meilleurs. Pourquoi pas s’inspirer des Terminiens ?

Je déambulais au hasard, observant, notant scrupuleusement ce qui me semblait utile à relire. Sans faire attention, j’avais continué cette promenade pendant une bonne heure jusqu’à ce qu’une bande de petits Terminiens parlent entre eux et piquent ma curiosité. Je n’étais pas particulièrement caché mais je ne pouvais voir que leurs dos et leurs têtes tournés en direction d’une fenêtre.

La fille de la fenêtre.

Non…une malédiction ? Une sorcière ? Un fantôme peut-être ? Non, ils disaient qu’elle sortait avant et plus maintenant. Ouf…une vraie personne…

Ne jamais parler de spectres ou autre bizarreries avec moi ! J’en ai vu peu mais assez en une vie !

Il n’empêche que c’était triste…une jeune fille ne sortait pas ? Avait-elle peur comme moi ?

En tout cas, ces jeunes gens n’avaient pas de bonnes pensées pour elle. J’allais répliquer mais ils s’en allèrent en courant et en riant de son malheur.

La cruauté des enfants. Apparemment, c’était un passage prédestiné à toutes les races.

Ainsi, je notai.



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Hylien
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MessageSujet: Re: La jeune fille de la fenêtre [.ft Miria]   Sam 26 Mar - 20:09

Les jours allaient et se ressemblait depuis le début de la semaine, pas de nouvelle de papa encore dans le coma, maman travaillait d'arrache-pied jour après jour à la mairie pour une raison qui m'échappait et moi, je restais à l'abris dans ma chambre, regardant à la fenêtre la rue en contre bas et les gens qui passaient. Certain s'arrêtait pour lever la tête dans ma direction, mais ne restait pas longtemps avant de repartir vaquer à leurs occupations sous mon regard noir. Toute cette indifférence de meurs part me révoltait, on avait tenté de m'agresser, de me kidnapper, mon père a été sérieusement blessé, j'avais subi un lourd traumatisme, mais tout le monde dehors s'en fichait. A peine une petite discussion avec les gardes et tout de suite cette affaire semblait avoir été rangé au placard. J'étais révolté, les gens se fichaient de nous tout simplement…

Je me remis en place sur l'encadrement de ma fenêtre, regardant au loin tout en laissant ma jambe gauche pendre dans le vide sans savoir vraiment quoi faire, je n'avais pas le cœur à lire et ma mère rentrait de son travail comme à son habitude. Il n'y avait plus qu'à attendre que le repas soit prêt maintenant, le cycle des journées ni plus ni moins. Mais à ma grande surprise, ma porte de chambre s'ouvrit et ma mère fit irruption, le regard déterminé. Elle me fit alors signe de fermer la fenêtre et de venir m'asseoir sur le lit. Je me contentai alors de souffler du nez, ne sachant que trop bien ce que cela voulait dire, mais ne l'ayant subis seulement la fois où j'ai repoussé ce morveux loin de moi. Mais je m'exécutai malgré tout, je ne voyais pas pourquoi je devrais tout d'un coup ne plus obéir.

-Miria je pense qu'on doit parler… j'ai voulue attendre un peu plus longtemps après ce qu'il s'est passé, mais te voir tous les jours à la fenêtre n'aide pas pour toi.

Je ne répondis rien, me contentant de chercher au coin de ma tête une raison pour une telle introduction… je ne me souvenais pas avoir jeté de caillou aux gens en contre bas pourtant. Je n'avais insulté personne et je ne voyais vraiment pas l'intérêt d'adresser la parole à ses êtres qui ne le méritaient pas. Non décidément, je ne voyais pas du tout où elle voulait en venir, je finis alors simplement par la regarder de mes grands yeux curieux mais… légèrement inquiète de ce que ma mère allait annoncer.

-Je reviens du médecin, ton père n'est plus en danger, mais il ne se réveillera pas tout de suite. Ceci dit, je me rends bien compte que l'isolation dans laquelle nous à plonger ton père ne nous ai absolument pas utile et va même en notre défaveur. J'essaye de réparer les dégâts causés par cette politique pour que nous puissions être mieux vu de la population et que ce genre de… situation a la plage, si jamais elle venait à se reproduire, que nous puissions l'affronter avec tout l'aide possible.

-On n'a pas besoin de ces gens…

Ma mère soupira lorsque je terminai ma phrase, mais ne fis aucun commentaire, du moins pour l'instant, elle rassembla ses idées et repris.

-C'est ce que croyait ton père, mais au final, nous vivons dans un monde des plus dangereux et si tu veux continuer tes escapades à l'extérieur, il va nous falloir l'amitié de tous ces gens, j'ai déjà commencé le plus gros du travail en allant parler a tout le monde et en travaillant à la mairie et tu vas…

-Je veux plus sortir… papa avais raison, dehors c'est mal.

Ma mère, portant les mêmes cheveux rouges que moi, passa alors aux rouges pivoines au niveau de son visage ce qui offrait un effet marrant à regarder.

-Ne me ment pas jeune fille !! Je me souviens encore du sourire que tu avais lorsque tu as appris à faire du cheval au ranch !! Tu aimes sortir et tes petits mensonges ne changeront rien à la vérité. TU vas donc me faire le plaisir de sortir chaque jour et de faire la connaissance d'un habitant !!

-Mais…

-ET TU COMMENCEs MAINTENANT !!

Moi qui étais partie pour répliquer, je comprenais finalement pourquoi elle m'avait demandé de fermer la fenêtre. Mais maintenant, je me contentais de me lever et sortir de ma chambre comme… si gentiment demandé par ma chère mère. Rencontrer quelque et discuter… pour lui dire quoi ? Cette idée était véritablement réfléchie sur le coup de la colère, mais tant pis, j'allais l'exécuter tout de même. Une fois dans la rue, des regards curieux se posèrent sur moi et je ne les aimais déjà pas… dire que je devais aller parler à ces gens. Heureusement, quelque chose de bien particulier passa dans mon champ de vision, un grand être à la peau bleue… un Zora… un vrai de vrai. Quelqu'un qui ne vivait probablement pas ici, je me contentai alors de le suivre tout en réfléchissant à la meilleure méthode pour l'aborder… et quoi dire car ce problème était toujours là.


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MessageSujet: Re: La jeune fille de la fenêtre [.ft Miria]   Sam 2 Avr - 15:52

Oh ? La fenêtre s’était fermée et avec elle la possibilité de pouvoir essayer de comprendre l’origine des brimades. Parfois, il ne fallait pas chercher plus loin que ce que les yeux pouvaient vous offrir. L’apparence peut créer rejet, attirance et jalousie. C’est quelque chose d’important pour les Zoras, nous communiquons beaucoup par rapport aux couleurs que nous arborons. Ce n’est jamais qu’une question de génétique mais aussi de ce que nous sommes supposés faire avec cette apparence, diriger ou suivre ? Douceur ou brutalité ? Extraverti ou discret ?

Je n’y avais pas pensé mais…peut-être que les Zoras n’étaient pas le seul peuple à se demander ce que notre physique révèle sur notre personnalité et ce que nous comptons en faire.

Allons bon, c’était intéressant à observer mais je n’avais malheureusement pas le temps de m’attarder davantage sur cette question et pourtant, je le notai scrupuleusement pour y réfléchir plusieurs fois avant d’observer les Terminiens. Autant que je commence par la deuxième race dont j’en savais le plus. Et puis, j’étais persuadé que cela ferait plaisir au professeur Mizumi si je montrais de l’intérêt pour les habitants de Bourg Clocher et des environs. S’il faut, cela faisait longtemps qu’il comptait sur moi pour faire des courses mais que mon handicap l’avait freiné plusieurs fois avant de demander. C’était la moindre des choses de lui prouver que sa passion était devenu mienne. Ça me rendait heureux.

Tout guilleret de nouveau, je quittai les lieux en relisant mes notes. Il était très important que j’imprime dans ma tête des informations que j’avais du mal à garder longtemps au moment où je les exprimais. Et cela faisait un bon exercice de mémoire, comme si je devais muscler avec plus de rigueur cet organe capricieux. On ne pourrait plus dire que je suis bon à rien !

Attendez…c’était quoi derrière moi ? Non, non, non, il fallait que je continue sans faire attention. Enfin, si, il fallait que j’identifie ces bruits de pas. J’étais loin d’être à l’aise mais c’était suffisant selon mon point de vue pas si fiable que ça. Alors, ce n’était pas des bruits de pieds palmés, ce n’était donc pas un Zora. Quel dommage, j’aurais payé cher pour que ça soit l’un des miens qui me trouve dans cette ruelle… Allez ! Concentration… Des petits pas feutrés ? Petit ? Ah mais alors…impossible que ça soit un brigand qui veuille me faire du mal pour trouver des récompenses sur moi ! Et s’il s’agissait d’un enfant voleur ? Ou d’un voleur de petite taille ? Il fallait que je le voie, les pas n’étaient plus suffisants pour obtenir des informations !

Que ferait un Zora courageux comme Dormin ?

Foncer ? Non, il est prudent aussi.

Hurler ? Il est aussi patient que moi ? Moins mais…non, je dis peut-être des bêtises…

Déjà, il se serait confronté à la personne qui l’aurait suivi pour commencer !

Et je l’avais fait sans réfléchir à ce que j’allais dire. Un Zora poisson-chirurgien aux yeux exorbités de peur, un mètre quatre-vingt-onze de gêne totale. Elle était rousse, il avait fallu qu’elle soit rousse. Pourquoi j’avais peur de cette couleur à la base ?! Dormin est roux ! Dormin était mon ami et pourtant, j’avais peur d’une mini Terminienne ? Enfin, pas si mini. Mimi, c’était plus correct, même si ce n’est pas du tout un terme scientifique.

Alors, on va rester sur agréable à regarder par sa petitesse pas exagérée mais qui met en confiance car notre instinct nous pousse toujours à vouloir protéger et mettre en sûreté les plus jeunes.

Maintenant, on comprend mieux pourquoi j’ai utilisé le mot « mimi ». C’est plus court.

- B…bonjour !

C’était un début !

- Pour votre gouverne, je n’ai rien de précieux sur moi et je sais me défendre…

Pourquoi je mentais ? Je n’allais pas me défendre face à une Terminienne mimi même si sa chevelure de feu m’alertait. Hé ! C’est peut-être parce que ça évoque le feu et que les Zoras sont sensibles à la chaleur extrême ! Je mis un doigt sur mes lèvres pour inviter le silence à s’installer quelques secondes le temps de noter mon observation mentale et je reprenais en souriant de toutes mes dents pointues en gardant un air chaleureux.

- Pardon. Je devais noter quelque chose d’important avant de l’oublier. Je suis Nérée, m’introduisis-je en présentant ma main toute bleue à la jeune fille, enchanté de vous rencontrer, spécimen féminin adolescent Terminien !



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Hylien
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MessageSujet: Re: La jeune fille de la fenêtre [.ft Miria]   Ven 6 Mai - 16:40

J'avais une tête d'animal ou quoi ? Pourquoi ce Zora me parlait comme si je sortais tout droit d'un laboratoire ? Pour un premier contact, ce n'était pas super engageant, j'aurais mieux fait de mentir à ma mère, m'absenter toute la journée dans un coin pour ensuite lui faire croire que j'avais discuté avec des gens. Mais bon, maintenant que j'étais en face de ce…. Truc ? Autant continuer, de toute façon s'il était aussi bête que ça, j'en finirais bien vite avec cette épreuve. Restons tout de même un peux prudente, j'avais entendu dire savais se battre à mains nues, une espèce de karaté qu'ils leur étaient propres et puisqu'il a dit qu'il savait se défendre…. Il le pratiquait surement. Mais à côté, vus sa tête de grand dadais souriant… pas sûr qu'il soit pris au sérieux.

-Heu…. Mouai…. Hum…

Bon, j'aurais bien voulue lui crier dessus pour ce manque de respect affligeant, mais je n'étais pas très loin de chez moi et si ma mère m'entendait crier… alors j'allais passer un sale quart d'heure. Disons alors que la… discutions avec le Zora était juste un mauvais moment à passer. Dons, par quoi continuer maintenant ? Peut-être par mon nom surement, comme ça on arrêtera de m'appeler « spécimen féminin adolescent Terminien ».

-Je… m'appelle…. Miria.

Se présenter à un inconnu n'était pas facile du tout… mais au moins maintenant je l'avais fait. Ceci dit, cela posait un autre problème…. Après avoir dit son nom…. Que dire d'autre ? Là je ne savais pas le moins du monde et quand papa ou maman se présenter à des gens, je n'écoutais pas trop… ils parlaient de beaucoup de choses ça c'est sûr mais… Je ne pouvais pas être si bête pourtant ?

-Je… vous…. Vous habitez ici ?

Oh mon dieu… j'avais vraiment l'air de la plus grosse imbécile du coin et c'était surement ce que j'étais, mais quel idée d'aller parler au premier venu aussi ? J'aurais dû demander à ma mère de me montrer comment faire. Et soudainement, une idée me vint en tête… je ne savais pas comment me présenter… mais peut-être que la grande perche en face de moi savais le faire ? Je n'avais qu'à le regarder faire puis, faire pareille juste derrière en suivant son exemple ? Une idée de génie dont j'étais plutôt fière, pour la première fois que je prenais vraiment toutes mes décisions par moi-même, c'était un bon début… enfin je crois ?

-Heu… je voulais dire…. Euh… parlez-moi de vous ? C'est bien la première fois que je vous vois ici, que faites-vous dans la vie ?

Peut-être que c'était la première fois justement parce que je ne sortais pas le nez dehors ? J'avais beau essayer de ne pas le montrer, mais j'étais rouge de honte. Toute cette humiliation juste pour satisfaire ma mère, plus jamais je ne me risquerais la dedans en tout cas.


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MessageSujet: Re: La jeune fille de la fenêtre [.ft Miria]   Mar 17 Mai - 13:40

Je ne l’avais pas convaincu par mes capacités de défense. Meh. J’allais convaincre qui en étant recroquevillé devant n’importe qui ? Sérieusement ? Enfin, au moins, elle n’était pas le danger que je pensais. C’était rassurant, je souriais tout content de sentir la tension de mes épaules me quitter et je n’aurais pas dit non à une tisane mais par manque de rubis et de tisane, ça serait pour une autre fois ! Pourtant, elle n’avait pas l’air d’être contente de me voir. S’attendait-elle à quelqu’un d’autre ? Un ami Zora qui arborait les mêmes couleurs que moi ? J’oubliai vite ma question par ses présentations timides. Oh ? Elle serait timide comme moi ? Peut-être, on verrait bien ! Miria, alors. Mes oreilles s’agitaient de bonheur, avec ma main qui était toujours prête à serrer la sienne devant moi. Je n’allais pas la ranger, elle allait peut-être s’offusquer, déjà qu’elle n’avait pas l’air dans son assiette à partager ma compagnie.

Que je la comprenais…

Contre toute attente, elle me posa une question ! C’était tellement excitant ! Parler avec une jeune Terminienne allait être une expérience passionnante à raconter au Professeur Mizumi. Comment allais-je rapporter ses tenants et aboutissants sans notes ? Tout penaud, je fixais ma main qui alla rejoindre mon crayon pour noter.

- Désolé, je ne voulais pas faire preuve d’impolitesse en n’attendant pas votre main serrant la mienne mais j’ai besoin de noter les éléments clés de notre entrevue si cela ne vous dérange pas. Donc, vous vous demandez si je viens d’ici. La réponse est non, j’aurais trop peur de toute cette activité en ville ! L’océan est déjà pas mal animé mais je suis habitué à lui depuis ma naissance. Je m’y suis fait à la longue ! Et puis, comme les rivières, il faut bien sortir de son lit de temps en temps, n’est-ce pas ?

Je lui fis un sourire plein de tendresse et d’espoir, l’espoir qu’elle soit de mon avis. Je ne voulais pas l’influencer mais je ne pouvais garder mes émotions pour moi. Un comportement non professionnel mais…c’était une rencontre due au hasard. Aurais-je du être plus procédurier ? Non, j’allais sans doute la rebuter. J’avais suffisamment l’air d’un lampadaire sans lumière ! Un lampadaire qui notait scrupuleusement les étapes de cette discussion.

Et là, un cas sans précédent : le sujet Miria voulait en savoir plus sur moi. Panique. Je laissais quelques secondes de silence à scruter son regard d’un air interdit le temps que mon cerveau prenne une décision. Je ne pus que me raccrocher à la deuxième partie de ses demandes, une question plus spécifique à répondre me forcerait à ne pas me répandre en palabres perdus dans les méandres de la digression. Ou pire. L’oubli.

- Hé bien… Je ne vis ni ne travaille ici. Je suis l’assistant du Professeur Mizumi, éminence grise de l’océanographie et je suis justement là pour le servir ! Il est trop occupé, c’est mon rôle d’être ses jambes. C’est un tel honneur de le servir, si vous saviez ! Il est très apprécié de mon peuple car il souhaite réellement nous comprendre, au-delà de la simple curiosité scientifique. Peut-être se sent-il plus proche de nous que de sa propre race ?

Je notais au fur et à mesure et je réfléchis à mes derniers dires. Je ne lui avais jamais posé la question. Il faisait preuve de rigueur sur moi, rigueur pouvant être interprété comme de la sévérité gratuite mais qui avait fait de moi quelqu’un de plus utile et plus épanoui. Je portais mes yeux violets sur la jeune rousse et je souris d’un air embarrassé en riant, un peu mal à l’aise.

- Désolé ! Vous ne devez pas réellement vous sentir concerné. Et puis, c’est sa vie privée,  ahah ! Ah…

Je soupirai, un peu amusé par ma propre bêtise et je m’assis à même le sol pour être à la taille de mon interlocutrice en arborant toujours un sourire sympathique, ou niais, c’est selon le ressenti d’autrui. Je redressai ma tête d’un coup, frappé par un souvenir qui avait réussi à survivre pour que je puisse m’en saisir avant de l’oublier. Miracle ! Miracle ! Miracle !

- Ah. Et…vous…enfin. Nous nous ne connaissons pas mais…pourquoi m’avez-vous suivi au juste ? Au moins, le quiproquo de la possibilité que vous soyez une voleuse est dissipé mais…vous cherchiez spécifiquement un Zora ou un Zora en particulier qui me ressemble un peu ?

J’aime les nouvelles rencontres mais pas au prix de gaspiller le temps de quelqu’un que je connais à peine. Ou que je connais depuis des lustres. Bref, ce n’est pas poli !



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MessageSujet: Re: La jeune fille de la fenêtre [.ft Miria]   Jeu 16 Juin - 16:19

Le moins qu'on puisse dire c'est que la Zora était bavarde et aimais ça. Cela m'aiderait un peu dans le sens ou la discussion serait bien plus simple grâce à lui et son aisance à la parole... contrairement à moi. Pour une étrange raison, la fin de sa première réponse avait eu un drôle d'effet sur ma conscience "comme les rivières, il faut bien sortir de son lit de temps en temps". C'était bizarre, je me sentais un peu concerné par cette phrase, il fallait croire que cette rencontre ne serait pas dénuée d'intérêt autre que faire plaisir à "maman". De ce fait, je me fis un peu plus attentif envers le zora, relevant la tête pour le regarder avec un peu plus d'attention. J'avais trouvé un bien drôle de personnage qui même en ayant l'air un peu exubérant... disait des choses intéressantes. Une journée bien étrange donc.

Quelque chose me fis tout de même grincer des dents, plus par mauvais souvenir que par agacement: le professeur Mizumi. Ce n'était pas la personne qui m'avait fait avoir cette réflexion, mais plutôt l'environnement. J'avais entendu un peu parler de ce vieil homme qui, pour je ne sais qu'elle raison, vivait dans cet enfer bleu. Les Zoras devaient surement le protéger pour qu'il n'ait pas eu à subir les attaques des Gerudos, ou alors il ne représentait pas d'intérêt pour ses dernières. En tout cas il avait bien de la chance de pouvoir vivre là-bas sans risque. Finalement, la réponse me sauta vite aux yeux, si il était apprécié des Zora alors ils devaient le protéger en retour, j'aurais préféré que les hommes poisson protège les plages mais bon.

Finalement, il vint s'asseoir, comme ça, sur le chemin en pierre au beau milieu de la ville, j'avais de nouveau un peu honte, déjà car, ça devait faire bizarre de parler à quelqu'un assis ici, au beau milieu de la route mais, surtout car il faisait ma taille en étant assis. J'étais vraiment si petite que ça? Si? Mon premier réflexe fut simplement de m'asseoir sans attendre, d'abord animer par le simple fait que ça ne se faisait pas trop de parler à quelqu'un assit en restant debout, du moins c'était ce que me disait ma mère. Je me rendis compte bien vite du ridicule que cela procurait car, au final, maintenant nous avions deux personnes assises au milieu d'une route et j'étais encore plus minuscule qu'avant. Je finis donc par me relever alors que le Zora me posait une nouvelle question et évidement, après lui avoir demandé un peu plus sur lui, il était évidant qu'il demande un peu plus sur moi mais, surtout pourquoi je l'avais suivis.

-Heu.... et bien... heu....

Je n'avais absolument pas réfléchie à une réponse à cette question et maintenant je me retrouvais encore plus bête que je l'étais au départ. Que choisir maintenant? Je voulais simplement discuter mais... cela me ferrait juste passer pour une idiote et je ne voulais pas perdre cette discution avec lui. Il fallait donc que je gagne un peu de temps pour bien reformuler ma réponse... mais pour l'instant...

-En faite, je voulais.... hum.... vous ne préfériez pas que nous allions autre part pour discuter qu'ici? je veux dire, les dalles de pierre ne doivent pas être très reposante, il existe au quartier nord un petit endroit avec de l'herbe, nous pourrions nous asseoir et être installé plus confortablement? Qu'en dites-vous?

C'était la seule chose que j'avais trouvé pour gagner du temps, je ne pouvais quand même pas dire que c'était ma propre mère qui voulait simplement que je parle aux gens, j'aurais l'air ridicule... quoi que, avec lui, je n'aurais peut-être pas le risque de subir ce type de réaction... enfin je crois. Dans tous les cas, je devais savoir un peu comment formuler tout ça pour ne pas non plus le faire fuir.


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